Elena : un projet Interreg aux multiples chantiers pour soutenir l’élevage dans le Rhin supérieur   -  2018/05/23

ELENA, dérivé du mot français „élevage“, est le nom d’un projet transfrontalier, qui a été initié par la Chambre d’Agriculture d’Alsace et le LKV Baden-Württemberg (organisme chargé du contrôle des performances et de la qualité en élevage en Bade Wurtemberg).
Plusieurs groupes de travail ont été formés : élevage de chèvres laitières, élevage porcin, outils de traite automatique, alimentation des vaches laitières, données sur la santé, nouveaux indicateurs du contrôle laitier et conseil à l’entreprise.
Chèvres
2017 a été consacré à faire un état des lieux de la production caprine sur la zone ELENA. On a pu mettre en évidence des similitudes et des différences. On note des petites structures qui font intégralement de la vente directe en Alsace alors que sur la région du Baden on observe des structures plus importantes qui valorisent le lait via la laiterie Monteziego. Les objectifs du projet sont de permettre une meilleure structuration de la filière caprine. On travaille également pour améliorer les performances technico-économiques des structures grâce au contrôle laitier et à l’accompagnement des élevages. Le groupe se consacre aussi à étudier les réelles opportunités de la vente de lait aux laiteries.
Santé des animaux
L’objectif de ce groupe est de mettre en place un système de collecte des données de santé des animaux en Alsace. Un système similaire est déjà en place dans le Bade Wurtemberg depuis 2010. L’expérience des allemands dans ce domaine est partagée au sein du groupe. Les travaux de 2017 ont permis de mieux se connaître et comprendre nos structures. Nous avons également analysé si le système peut être transposé tel quel en Alsace et identifier les points nécessitant des adaptations. L’objectif de 2018 est de commencer la mise en place opérationnelle et technique du système.
Alimentation
En Alsace, le conseil en élevage existe depuis plusieurs années, alors qu'en Bade Wurtemberg le conseil se développe depuis peu. Une différence importante est le système de rationnement, puisque nous travaillons avec le système de l’Inra avec les UEL (encombrement), UFL (énergie) et PDI (azote) alors que les allemands travaillent avec les NEL (énergie), Xp (azote), RNB (balance azote ruminal). Le système allemand ne tient pas compte des interactions digestives. Globalement le lait permis en comparaison des deux systèmes est le même pour des rations standards. En 2018, un des objectifs est de transposer le suivi des maturités du maïs ensilage en Allemagne et d’organiser des réunions techniques communes autour des chantiers d’ensilage.
Porcs
Le travail du groupe porcs a débuté dès le lancement du projet ELENA. En février 2017, Jean Kauffmann, éleveur de porcs en Alsace, a présenté l’élevage porcin alsacien aux éleveurs allemands voisins. Sur ces constats, le groupe a défini plusieurs objectifs : la vente de porcs charcutiers et de porcelets, l’alimentation, la santé des animaux et les cadres juridiques français et allemands. En parallèle, des réunions d’éleveurs seront organisées en 2018 pour discuter de ces thèmes.
Robots
Le groupe Robots a pour objectif de comparer les méthodes de travail des deux côtés du Rhin. L’année 2017 a permis de comparer nos outils et nos manières de fonctionner. Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois aussi bien dans le Bade Wurtemberg qu’en Alsace. L’avantage de notre groupe est que nous avons les mêmes automates de traite des deux côtés de la frontière. Au niveau du suivi des élevages avant installation nos méthodes sont quasiment similaires. Par contre au niveau du suivi conseil seule l’Alsace a une carte de service qu’elle propose à ses adhérents. Au niveau du contrôle de performance le fonctionnement est différent.
Outils
L’objectif 2017 du groupe Outils était d’avoir une vue d’ensemble des outils en place dans les deux organismes. Pour ce faire, tous les logiciels et indicateurs utilisés dans le contrôle de performance et le conseil en élevage ont été présentés. Nous avons d’ores et déjà des outils communs comme l’indicateur d’acétonémie Cétomir. Les points forts et les points faibles de nos outils ont été identifiés. 2018 sera consacrée au développement d’outils en communs voire à la transposition d’un outil déjà existant sur le territoire voisin.

Source : Sophie Weidmann (Chambre Agriculture Alsace)



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