Planète : méthode pour un bilan énergétique de l'exploitation agricole à l'honneur en Allemagne  -  2010-08-12

Landenergie, partenaire des cercles de machinisme agricole et la revue Joule ont attribué le premier prix du concours national concernant l’économie d’énergie en agriculture à l’école d’agriculture de Donaueschingen pour la sensibilisation des futurs exploitants agricoles et l’enseignement de l’usage d’une méthode de bilan énergétique permettant de pointer les points forts et faibles.
M Bücheler, enseignant à l’école est à l’origine de travaux pratiques d’évaluation des performances énergétiques des exploitations à l’aide de la méthode française PLANETE (produit SOLAGRO) qui a été traduite en allemand et testée par l’ITADA dans le cadre d’un travail de fin d’études d’un élève ingénieur voici 3 ans.

Vidéo




Le cap des 5000 méthaniseurs agricoles est franchi en Allemagne  -  2010-07-16

En Allemagne, le nombre des installations de méthanisation à la ferme dépasse le nombre de 5 000 pour une production d’environ 2 000 MégaW. Le Bade Wurtemberg, avec 612 installations de biogaz agricoles et une production de 162 MW est en troisième position après la Basse saxe (950 inst./439 MW) et la Bavière (1691 inst./424 MW).
Le syndicat spécialisé des producteurs de biogaz table sur 5 700 méthaniseurs agricoles à la fin de 2010 ce qui devrait amener la production à 2 200 MW. Si la taille moyenne des installations était de 500 kW en 2009, celle-ci devrait en revanche descendre à 430 kW en 2010 ce qui est à relier à l’instauration du « bonus lisier » et du regain de rentabilité pour de petites installations. Malgré une utilisation du lisier en progression, une nouvelle augmentation des surfaces de maïs ensilage 12% destinées au biogaz est encore enregistrée pour atteindre globalement 1,86 Millions d’hectares.
Les Landkreiss de Biberach et Ravensburg (sud-est du Land) sont parmi ceux qui possèdent la plus forte concentration de méthaniseurs agricoles(plus de 40). A partir d’une occupation d’environ 10 % de la surface agricole utile, un conflit d’usage apparaît avec l’élevage qui toutefois devrait être évité par des combinaisons intelligentes de cultures renouvelables et de déjections animales pour une production d’énergie efficiente.
D’ici la fin 2010, on compte sur 70 installations d’injection de biogaz purifié dans le réseau du gaz naturel. Pour atteindre ses objectifs de 2020, l’Allemagne devra cependant voir chaque année se mettre en activité 120 nouvelles installations de ce type.




Marché du lait bio allemand : l’écart de prix avec le conventionnel est sous pression   -  2010-07-07

Après une croissance du marché du lait bio très rapide (plus de 20 % par an) ces dernières années et la tension sur l’approvisionnement qui en résultait, il semble que le marché soit en cours de stabilisation ce qui produit une plus forte compétition entre les laiteries.
Le prix moyen du lait bio constaté en Allemagne ce printemps était de 0,392 €/kg (départ à la ferme – 4,2 de MG et 3,4 de matières protéiques) ce qui donnait en moyenne un complément de prix d’environ 11,6 cts/kg vis à vis du lait conventionnel. Certaines laiteries (en Bavière par ex.) ont récemment réduit le prix payé au producteur de 0,5 à 1,5 cent/kg. Certains experts pondèrent la situation et expliquent que les stocks restent bas et que la production n’augmente plus très vite et que cet ajustement des prix serait plus des cas isolés, conséquence de la compétition sur le marché entre laiteries et la condition du maintien du référencement auprès de certains distributeurs.
A noter que pour soulager la pression sur les prix les responsables des laiteries allemandes semblent tabler sur la demande du marché français qui importerait en 2010 pour satisfaire la demande nationale.

Source DLZ Agrarmagazin – Juin 2010




Visite des essais Bio du LTZ à Muellheim mercredi 30 juin après-midi  -  2010-06-22

L'ITADA organise une visite des essais rotations longue durée sans apports de déjections animales et comparaisons variétales de protéagineux (pois, féverole, lupin, soja) en Agriculture Biologique du LTZ à Muellheim (www.ltz-augustenberg.de)le mercredi 30 juin 2010. Rendez-vous est donné à 14h15 après le pont sur le Rhin de Chalampé, côté D, sur le Parking à côté de l'A5. Détail sur document pdf ci-joint

30 juin 2010 : visite essais LTZ en grandes cultures BIO à Muellheim




Patrimoine génétique du feu bactérien décrypté  -  2010-06-21

Le patrimoine génétique de l'agent provoquant le feu bactérien, Erwinia amylovora, la maladie des fruits la plus célèbre au monde, vient d'être décrypté par des chercheurs de l'institut suisse Agroscope Changins-Wädenswil (ACW).
Des gènes qui pourraient influencer la survie et la virulence ont été identifiés. La découverte de points faibles pourrait contribuer au développement de nouvelles stratégies de lutte contre le feu bactérien et de sélection de variétés tolérantes.

Communiqué Agroscope




La diversité des assolements aidée en France et en Allemagne  -  2010-06-04

En France, en 2010, une aide à la diversification de l’assolement peut être demandée sur le formulaire «demandes d’aides» du dossier PAC. Cette aide existe déjà depuis plusieurs années en Bade Wurtemberg dans le cadre du programme MEKA (III) de mesures agro-environnementales volontaires.
En France, il faut que les grandes cultures couvrent au moins 70% de la SAU et l’ensemble de la surface de l’exploitation est engagé. La culture la plus importante doit couvrir au maximum 45 % de la sole cultivée et chaque culture doit au moins atteindre 5 %. Les 3 cultures les plus représentées et le gel annuel ne doivent pas dépasser 90 % de la sole cultivée. Cela revient à exiger au moins 4 cultures différentes en plus du gel. Il n’est pas possible d’additionner les surfaces de différentes cultures par ex. de protéagineux et/ou oléagineux. Les différents types de gel sont considérés comme une seule culture.
En BW, il faut au moins 4 cultures, chacune représentant au moins 15 % de la sole cultivée et la culture de maïs ne pouvant excéder 40 %. Les surfaces en gel comptent comme une culture mais ne sont pas éligibles au soutien. Il n’y a pas de limite minimale ou maximale pour l’engagement de l’exploitation.
L’aide en France est de 25 €/ha contre seulement 20 €/ha en Bade Wurtemberg. L'engagement en France porte sur la seule année 2010 alors que dans le cadre de MEKA l'engagement se fait sur 5 ans.




Une aide supplémentaire aux protéagineux en France et pas en Allemagne.  -  2010-05-11

L’effet espéré de la mise en place de la nouvelle aide aux protéagineux (pois, féverole, lupin doux) semble avoir été atteint en France où les surfaces bondissent en 2010 de plus de 50 %. Ainsi, selon les estimations du service des statistiques du Ministère de l’Agriculture, les pois atteindraient environ 186 000 ha et la féverole 119 000 ha. Cette progression se ferait essentiellement au détriment de l’orge de printemps et du maïs ou encore du sorgho. L’aide est aussi possible pour les nouvelles surfaces de légumineuses fourragères à base de luzerne, trèfle et sainfoin mais seulement pour une campagne. Une enveloppe de 40 millions d’euros (dont 39 pour les protéagineux) est destinée au financement de ce soutien pour la campagne 2010. Le montant de l’aide prévue est de 150 €/ha avec l’application d’un stabilisateur de dépassement sur la base des surfaces de demandes d’aide.
La demande d’aide se fait sur le formulaire « demandes d’aides » du dossier PAC 2010. Cette aide peut se cumuler avec la prime aux protéagineux (55,57 €/ha) qui existait déjà en 2009.
Du côté allemand, une telle aide directe couplée réclamée par l’UFOP (Union pour le Développement des plantes oléo-protéagineuses) n’a finalement pas été retenue au niveau national. Certains Länder ont toutefois décidé de mieux soutenir les cultures protéagineuses au titre de leurs avantages environnementaux dans le cadre de programmes de mesures agro-environnementales, (programme PLANAK). Dans ce cas précis, la mesure qui est intitulée « assolement diversifiée avec au moins 10 % de légumineuses » engage sur 5 années et prévoit un soutien à hauteur de 75 €/ha.




Production de biogaz en plaine rhénane  -  2010-04-30

Bade Wurtemberg : Création d’une communauté d’intérêt « grüne Eule » par les agriculteurs livreurs de substrat pour l’installation de production de biogaz de Badenova à Bremgarten (au sud de Freiburg).
Les exploitants regroupés se trouvent dans un cercle d’environ 10 km autour de l’installation de production de biogaz. Les CUMA (Maschinen Ringe) de Breisgau et de Markgräferland sont également adhérentes de cette organisation dont les objets principaux sont d’organiser la logistique des chantiers de récolte et de livraison de substrats et d’assurer une représentation commune vis à vis de Badenova. En 2010, la biomasse d’environ 150 ha, principalement de maïs, sera livrée selon un contrat d’engagement annuel. Par la suite, les contrats devraient porter sur 3 années d’engagement avec un prix qui tiendra compte de l’évolution du prix sur les marchés du pétrole et des céréales.

Source : BBZ 10/04/2010




Les cultures de soja et de sorgho progressent en plaine du Rhin supérieur  -  2010-04-01

Les obligations de lutte contre la chrysomèle (stratégie d’éradication ou de cantonnement) obligent de nombreux exploitants à se tourner vers des productions alternatives au mais. Parmi les cultures possibles, le sorgho et le soja, bien que limitées par les débouchés actuels offrent une alternative possible.
Ainsi, on peut estimer qu’en 2010, dans le Rhin supérieur, les surfaces avoisineront pour le soja les 1800 ha (1200 en Alsace et 600 en Pays de Bade) et les 800 ha en sorgho (600 ha en Alsace et 200 ha en Pays de Bade).
Les organismes économiques engagés dans ces filières encore qualifiées de niche sont principalement en Alsace pour le sorgho les Etablissements Gustave-Muller et pour le soja la Coopérative Agricole de Céréales et en Pays de Bade pour le sorgho le négoce AGI et la coopérative ZG pour le soja.
En complément de ces opérateurs pour les productions conventionnelles, il faut citer les productions de soja biologique (300 ha en Pays de Bade et 100 ha en Alsace) pour la société Life-Food installée à Freiburg.




Chrysomèle : indemnisation des conséquences financières des mesures de lutte obligatoire  -  2010-03-17

Les exploitants alsaciens peuvent faire une demande d'indemnisation du préjudice financier occasionné par les mesures obligatoires de lutte engagées en 2009, à savoir :
- les effets des rotations imposées en 2009 suite aux arrêtés préfectoraux 2007 et 2008
- les traitements adulticides réalisés en 2009
- les traitements larvicides imposés au semis 2009 et 2010
L'indemnisation sera de :
- dans les zones focus de 100 % des traitements et de pertes de marges suite à la rotation
- dans les zones de sécurité de 40 % du coût des traitements et de 80 % des pertes de marge subies
Plafonds appliqués : 80 €/ha traité au semis contre les larves et 75 €/ha par passage de traitement insecticide en végétation contre les adultes.
Les montants d'indemnisations de pertes de marges seront pour 2009 de 250 €/ha pour les surfaces de mais en sec et de 350 €/ha pour les surfaces irriguées.
Les indemnités seront versées à l'automne 2010.

Plus d'info sur le site de la Chambre du Bas-Rhin

Plus d'info sur le site de la Chambre du Haut-Rhin




Rudolf Köberle nouveau ministre de l'agriculture du Bade Wurtemberg  -  2010-03-01

Dans le cadre du remaniement du gouvernement du Bade Wurtemberg, Rudolf Köberle devient le nouveau ministre de l'espace rural, de l'alimentation et de la protection du consommateur. Peter Hauk, son prédécesseur, devient le Président de la fraction du CDU au Landtag à la suite de Stefan Mappus désormais Président du Land BW.




seminaire ITADA   -  2010-01-12

Le prochain séminaire transfrontalier de l'ITADA se tiendra le 4 février 2010 à la Chambre d’Agriculture du Bas-Rhin à Schiltigheim (près de Strasbourg).
La journée sera consacrée au thème « réduire l'usage des produits phytosanitaires en agriculture tout en assurant une protection des cultures fiable et durable ».
A cette occasion, des spécialistes français, allemands et suisses feront le point sur les politiques engagées pour une meilleure maîtrise de l'usage des produits phytosanitaires de part et d'autre du Rhin et les leviers disponibles pour atteindre les objectifs seront détaillés et discutés.

Pour accéder au programme détaillée et à la fiche d’inscription Seminaire_ITADA_reduction usage des produits phyto en agriculture
L'inscription préalable est obligatoire.

programme et coupon inscription




vote en ligne du logo biologique européen  -  2009-12-14

Rejoignez le jury et contribuez à façonner le paysage de l’agriculture biologique !
L'union européenne vous souhaite la bienvenue sur le vote officiel en ligne pour déterminer qui mérite la palme de la création ?
Le vote en ligne pour choisir le logo pour l’agriculture biologique européen parmi 3 propositions est ouvert jusqu’au 31.01.2010.

lien vers vote en ligne




Changement dans la lutte contre la chrysomèle du maïs en Bade Wurtemberg  -  2009-10-13

De nouvelles dispositions réglementaires viennent d’être arrêtées dans les Landkreis (l’équivalent de Cantons) d’Emmendingen et de l’Ortenaukreis, où de nombreux points de captures ont été révélés cet été le long de l’autoroute A5. Elles concernent l’ensemble de ces territoires (hormis les vallées transversales de la Forêt noire) qui deviennent des zones de confinement.
A partir de 2010, l’obligation de rotation est introduite et pour une même parcelle, on a le choix entre un maïs tous les 2 ans ou bien 2 maïs sur trois ans. Cependant la règle de la ro-tation ne concerne que la plaine rhénane qui est la zone traditionnelle de culture de maïs.
Pour un choix de rotation biannuelle (50 % de maïs), la lutte contre l’insecte n’est pas obligatoire. Mais pour celui qui choisit de cultiver du maïs 2 ans de suite, il est obligatoire la seconde année de réaliser un traitement contre les larves ou bien contre les adultes.
Sur la commune de Hugsweier (près de Lahr) qui reste une zone focus, les cultures de maïs en place en 2009 comptent comme première année pour la rotation. Pour les parcelles non cultivées en maïs en 2009 dans cette zone focus et pour le reste du territoire du Kreis, la rotation commence avec l’année 2010. Pour toutes les parcelles où l’on a piégé de la chrysomèle cette année, la culture du maïs est interdite en 2010. Ceci est réglé par des décrets individualisés et peut s’appliquer aussi aux parcelles voisines (au total 150 ha). La production de maïs semences en monoculture reste autorisée à la condition d’engager chaque année une lutte contre les larves et les adultes.
Pour les deux autres Kreis (Lörrach et Konstanz) où l’on a retrouvé seulement quelques adultes, les dispositions restent celles de l’éradication selon les règles valant pour les zones focus et de sécurité.
Les pertes économiques occasionnées par la rotation obligatoire restent á la charge des ex-ploitants agricoles (perte de marge brute estimée à environ 200 €/ha pour un blé vis à vis du mais). De même les mesures de lutte chimique ne font pas l’objet de compensations financières.

Pour en savoir plus

Textes des arrêtés (D)




méthode de fertilisation azotée CULTAN  -  2009-10-02

Alors que quelques agriculteurs et conseillers alsaciens commencent à s’intéresser à cette méthode de fertilisation localisée, l’ITADA a organisé en juin dernier une rencontre avec les responsables des essais conduits sur CULTAN et les agriculteurs entrepreneurs qui s’impliquent dans ces tests dans leurs parcelles en Bade Wurtemberg.
Pour en savoir plus, cliquer sur le lien ci-dessous. CULTAN




Forum transfrontalier : les agrocombustibles ont-ils de l'avenir dans le Rhin supérieur ?  -  2009-08-07

Les actes du forum ITADA consacré aux cultures énergétiques pérennes, miscanthus et taillis de très courte rotation, sont disponibles dès à présent. Le document joint est téléchargeable (8,6 Mega).

> Forum agrocombustibles




Fruits et légumes : la crise estivale frappe les producteurs des 2 côtés du Rhin  -  2009-08-03

Fin juillet, l’interprofession des fruits et légumes en Alsace tirait la sonnette d’alarme en dénonçant la politique d’approvisionnement des grandes surfaces qui se tournent largement vers les importations à bas prix (Espagne et Hollande), délaissant malgré leurs engagements les productions locales de saison actuellement importantes. Seuls les maraîchers qui pratiquent la vente directe s’en sortent encore car la demande en produits locaux est forte. Ceux qui vendent aux grandes centrales de distribution écoulent leurs produits en dessous du coût de revient. Une des principales raisons de cette situation est le coût de la main d’œuvre bien moins cher dans certains pays qu’en France (11 € en France contre 4,5 € aux Pays Bas).
Malgré un coût en main d’œuvre saisonnière moindre (qui crée une distorsion de concurrence dénoncée depuis plusieurs années par les producteurs alsaciens), la situation ne semble pourtant guère meilleure en Allemagne. Là aussi la guère des prix fait rage entre les centrales « discount » (Edeka, Aldi, Rewe, Lidl et Metro) qui commercialisent environ 50 % de la production locale. Parmi les produits de saison les plus mis à mal par les importations on trouve la salade que les producteurs vendent moitié moins chère qu’en 2008.
Source : Revues Est-Agricole Viticole 31.07.2009 – Communiqué Planète Légumes et TASPO n°29 (Fachzeitung für Produktion und Handel im Gartenbau)




L’Alsace soutient le développement des distributeurs de plaquettes et de granulés de bois   -  2009-07-31

La Région Alsace et l’ADEME mènent depuis plusieurs années une politique incitative au développement des chaufferies collectives au bois. Ainsi, en 2009, on comptait plus de 240 chaufferies en fonctionnement dont la consommation annuelles en plaquettes de bois est d’environ 50 000 tonnes. Si les ressources et les moyens de broyage ne manquent pas, en revanche les capacités de stockage et de séchage sont insuffisantes. L’Alsace soutient donc la création d’aires de stockage de grandes capacités (minimum de 2 500 t) si son existence semble pertinente à l’échelle du territoire, par une aide régionale de 40 %. Par ailleurs, une aide a été aussi octroyée à un groupement de 6 entreprises pour l’acquisition de camions dotés de caissons souffleurs pour la livraison de plaquettes et de pellets. Le système avec soufflerie permet de simplifier et d’automatiser la livraison de ces combustibles particulièrement utile chez les particuliers et les petites chaufferies. <:/> Le remplacement des combustibles fossiles des chaufferies collectives aura contribué en 2009 à éviter le rejet de plus de 42 000 t de CO2 et d’économiser plus de 15 000 tep. <:/> Sources : revues EAV 24 juillet et Bioénergie juin 2009

Plus d'info sur le site Energievie




Un observatoire du photovoltaïque en Alsace  -  2009-07-22

La Chambre d'Agriculture d'Alsace a lancé le 30 juin dernier un observatoire du photovoltaïque pour le secteur agricole. Sa vocation est de rassembler les compétences et de favoriser les échanges d'expériences en ce domaine afin d'aider les agriculteurs à faire les bons choix. L'observatoire permettra de bien connaître les caractéristiques des installations et de suivre leurs performances à l'aide d'analyses comparatives des données enregistrées. Les participants pourront bénéficier d'expertise personnalisée de leur installation. Avec environ 300 000 m² installés sur 250 projets (soit près de 3,5 millions d'€ d'investissement) et de nombreux autres en gestation, l'agriculture représente environ 80 % de la puissance électrique photovoltaïque en place. L'unité la plus puissante produit actuellement 4,5 MWc à Weinbourg (67).

inscription sur le site de la Chambre d'Agriculture




Allègement de la taxation sur le gazoil agricole en Allemagne  -  2009-07-10

Répondant à une demande forte de la profession agricole renouvellée à plusieurs reprises, le gouvernement allemand a décidé un allègement de la taxation sur le gazoil agricole.
Le taux d'imposition passe ainsi de 47,04 c/l à 25,56 c/l. Cependant, il a été décidé d'une franchise de 350 € par exploitation, ce qui selon les syndicats, exclue du bénéfice de cette remise les petites structures de moins de 16 ha. Un plafond de 10 000 l/ha par exploitation est aussi instauré ce qui cette fois réduit l'intérêt de la mesure pour les grandes structures (avec une consommation de 100 l/ha, le plafond est atteint dès 100 ha...). L'allègement vaut pour 2009 et aussi de manière rétroactive pour 2008. L'allèlegement global pour l'agriculture allemande serait d'environ 285 millions d'euros. source : journal BBZ 13 juin 2009




Cultures de protéagineux : une prime de 220 €/ha à partir de 2010 en Allemagne  -  2009-06-29

Une prime agro-environnementale "production de cultures protéagineuses favorables à la préservation du climat" a été décidée sur le plan national en Allemagne dans le cadre du programme PLANAK (amélioration des structures agricoles et de la protection des côtes". L'introduction de cultures de légumineuses à grosses graines dans la rotation présente en effet des avantages incontestables en faveur de la préservation du climat tels que l'économie d'azote minéral de synthèse et par là même des diminutions de rejets de gaz à effet de serre. Ce soutien est destiné aux cultures de protéagineux d'origine locale : pois, féverole et lupin doux (pas le soja). L'exploitation pour être éligible doit cultiver au moins 10 % de sa SAU en cultures protéagineuses pendant cinq ans.

Site UFOP




Méthode de fertilisation azotée CULTAN : visites des essais le 26 juin 2009  -  2009-06-17

L'ITADA organise une sortie de découverte de CULTAN, une méthode allemande de fertilisation azotée localisée entre rangs avec un engrais contenant une part importante d’azote sous forme d’ammonium. Après un apport théorique nous ferons une visite d’ essais mis en place avec cette méthode par les collègues de ANNA (Agence pour une valorisation durable de l’espace agricole) et du Landratsamt de Breisgau-Hochschwarzwald. Le rendez-vous est fixé au : vendredi 26 juin à 13h45 Maschinenhalle Entreprise Klaus Schitterer Tiengener Straße 5 à Freiburg-St.Georgen (cf. document telechargeable) Si vous êtes intéressé, merci de vous inscrire au plus tard le 24 juin 2009 au près du secrétariat ITADA : itada@wanadoo.fr ou 0033 03 89 79 27 65.
visitesessaisCULTAN26062009




23 juin 2009 à Müllheim : Visite essais rotations et protéagineux biologiques   -  2009-06-10

L'ITADA organise le mardi 23 juin 2009 une visite des essais du LTZ de Müllheim, rotations grandes cultures sans apports de fertilisants organiques et protéagineux conduits en Agriculture Biologique. Un rendez-vous est donné pour regrouper les participants français à 10h sur le parking devant l'Ecomarché à gauche juste avant le pont sur le Rhin de Chalampé. Contact : Hervé Clinkspoor
0033 (0)3 89 79 27 65 - itada@wanadoo.fr
visite essais Bio Muellheim 23juin2009




Bade Wurtemberg : regroupement de différentes structures dans le Centre agricole pour l'élevage bovin, les paturages, la production laitière, le gibier et la pêche  -  2009-06-09

Différentes structures chargées des questions relatives à l'élevage ont été regroupées dans le Centre agricole pour l'élevage bovin, les pâturages, la production laitière, le gibier et la pêche. Le siège est à Aulendorf (siège de l'ex LVVG) et la Direction est asssurée par Franz Schweizer. Le site de l'institut sur Internet est visitable sous www.lazbw.de

centre agricole élévage bovin du Bade-Wurtemberg




En Alsace : soutien régional à la plantation de nouveaux vergers  -  2009-05-25

Un dispositif régional d'aide à la plantation de nouveaux vergers vient d'être ouvert. Il vise par une aide unique à l'investissement versée aux producteurs à soutenir la compétitivité et le développement des activités arboricoles au sein des exploitations alsaciennes. Le montant de l'aide est une prise en charge de 30 % des frais réels dans la limite d'un plafond en lien avec l'espèce et la rusticité de la variété (5 600 €/ha à 20 000 €/ha. La surface éligible est plafonnée à 5 ha par exploitation, toutes espèces confondues. La Chambre d'Agriculture du Bas-Rhin est chargée de l'instruction des dossiers qui doivent être déposés pour le 25 juin. Contact : Philippe JACQUES - 03 88 19 17 10 p.jacques@bas-rhin.chambagri.fr




Forum ITADA : les agrocombustibles ont ils de l'avenir dans le Rhin supérieur ?  -  2009-03-13

Mercredi 08 avril 2009, l'ITADA organise en Allemagne à Hügelheim, près de Muellheim (entre Freiburg et Bâle),un forum transfrontalier d'informations sur la thématique des agrocombustibles.
A cette occasion, une série d'intervenants feront le point en matinée sur les cultures énergétiques pérennes (miscanthus, taillis courte rotation) : techniques culturales, bilan environnemental, rentabilité économique. L'après midi sera consacrée à des visites de terrain : chantier de récolte de miscanthus, visite d'un taillis de très courte rotation de saules, installation de chauffage fonctionnant avec du miscanthus...
La journée est organisée en collaboration avec le Centre de Technologie agricole d'Augustenberg (LTZ).
Une traduction simultanée des interventions est assurée.
Plus d'informations sur le document pdf téléchargeable.

Forum itada 08042009




Changement de coordonnées téléphoniques de l'ITADA  -  2009/02/09

Dorénavant, pour joindre le secrétariat de l’ITADA à Colmar, vous voudrez bien composer le numéro suivant : 0033 (0)3 89 79 27 65 Le numéro de fax change aussi pour le numéro suivant: 0033 (0)3 89 22 95 77 L’adresse de messagerie itada@wanadoo.fr reste active.




Le retour du chanvre en Alsace   -  2008-12-16

Sept agriculteurs se sont lancés en 2008 dans la culture du chanvre sur un total de 15 ha. Ces surfaces ont été produites en contrat avec la société allemande Bafa (près de Karlsruhe) qui transforme les fibres pour une utilisation dans l’industrie automobile (garnitures intérieures de voitures) ou dans la construction (isolants naturels).
Les chantiers de récolte, réalisés avec une machine équipée du bec spécial « chanvre », devaient être réalisés après ceux des producteurs de l'association « Est Chanvre » en Lorraine. Malheureusement, la machine est restée mobilisée très longtemps avant de venir en Alsace, ce qui a occasionné de fortes pertes de graines (chénevis) par égrenage et des difficultés de reprise de la paille, la météo étant devenue défavorable au pressage.
Les résultats sont donc assez modestes cette année et peu représentatifs du potentiel réel de la culture. La plupart des agriculteurs ne semblent cependant pas découragés pour autant et d’autres semblent également intéressés pour 2009.

Source : Rémi Michaël (conseiller Chambre d’Agriculture du Bas-Rhin)




Lancement de France Miscanthus en 2009  -  2008-12-11

La création de France Miscanthus a été annoncée par la CGB (Confédération Générale des Planteurs de Betteraves), les producteurs de bioéthanol et les industriels de la déshydratation de pulpes de betteraves et de luzerne. La plante sera brulée en complément d'autres sources d'énergie souvent d'origine fossile afin d'améliorer le bilan carbone des usines. La CGB a l'intention de faire reconnaître la culture de miscanthus dans les initiatives soutenues par l'enveloppe attribuée (64 millions €) par l'Europe à la France pour aider à la diversification des exploitations qui ont décidé d'arrêter la betterave dans le cadre de la réforme de l'OCM sucre.
Source : ORAMA




La fiscalité des agrocarburants fait débat des deux côtés du Rhin  -  2008-11-17

Fiscalité des agrocarburants en France
La défiscalisation des biocarburants vient d’être remise en cause en France. Un projet de loi de finance pour 2009 prévoyait la baisse rapide de l’avantage fiscal en faveur des biocarburants et sa suppression d’ici 2012. Devant la mobilisation des professionnels craignant la faillite des usines tout juste mises en route, le gouvernement a rectifié le tir décidant d’une baisse plus lente des avantages et abandonnant le principe de leur suppression en 2012.

Fiscalité des biocarburants en Allemagne
La nouvelle loi sur la fiscalité des énergies, entrée en vigueur le 01 août 2006, a instauré une taxation partielle du biodiesel (9 c/l) utilisé pur pour atteindre 15 cent/l en 2008. L’huile de colza carburant n’a été taxée qu’à partir du 01 janvier 2008 (8 c/l). La loi prévoyait une augmentation progressive de la fiscalisation des deux carburants chaque année pour arriver à une taxation entière à partir de 2012, à un niveau de 45 Cent/l. Le bioéthanol et le biométhane échapperont pour leur part à la taxation jusqu’en 2015.
pour en savoir plus, consulter le document pdf ci-joint
Fiscalité des biocarburants FD




Ilse Aigner : nouvelle ministre fédérale de l’agriculture   -  2008-11-13

Ilse Aigner (43 ans) succède à Horst Seehofer, devenu nouveau « Ministerpräsident » de Bavière, à la tête du Ministère de l’alimentation, l’agriculture et la protection du consommateur.
Madame Aigner est du même parti politique que son prédécesseur (CSU) et devient la plus jeune ministre du gouvernement d’Angela Merkel qui comprend désormais 7 femmes.

site du ministère allemand




Les surfaces consacrées aux matières premières renouvelables en Allemagne stagnent en 2008  -  2008-11-07

Selon l’estimation de l’agence spécialisée dans les matières premières renouvelables (FNR), après 4 années de forte progression, avec près de 2 millions d’hectares en 2008, les surfaces sont restées voisines de celles de l’année précédente.
Ceci est la conséquence de l’évolution des marchés mondiaux des matières agricoles et du net recul des surfaces nationales consacrées aux biocarburants. Ainsi, les surfaces de colza énergétique ont reculé de 120 000 ha en 2008. Au contraire, les surfaces de cultures énergétiques vouées à l’alimentation des digesteurs à biogaz ont encore augmenté d’environ 100 000 ha.

site FNR




Le tofu bio de Freiburg a le vent en poupe  -  2008-09-26

La consommation de plats à base de tofu de soja issu de l’agriculture biologique gagne régulièrement de nouveaux adeptes et la société Life Food Gmbh, le plus gros producteur de tofu bio en Europe, installé à Freiburg, élargit ses capacités de production. Life Food investit à l’occasion près de deux millions d’euros dans la construction d’un second bâtiment (plus de 1 400 m²) à proximité du site actuel. investit. La firme a l’intention d’élargir sa gamme notamment par des produits surgelés.
L’ approvisionnement en soja biologique est de provenance essentiellement régionale : environ 300 ha sont produits en Bade Wurtemberg et le reste en Alsace, en Bavière et en Rhénanie-Palatinat.
Source : BBZ N°36, septembre 2008 + deutsche Sojafördering




Indemnités pour les apiculteurs de la plaine du Rhin   -  2008-09-10

Les quelques 700 apiculteurs dont les abeilles avaient été décimées au printemps dernier en plaine du Rhin par la clothianidine, matière active de traitement de semences de maïs, feront l'objet d'une indemnisation. La firme Bayer CropSCience a mis deux millions d'euros à disposition pour compenser les pertes subies (80 à 360 € par ruche).
source : Ministerium Ländlichen Raum Stuttgart




Des chrysomèles du maïs à nouveau piégées dans la plaine du Rhin  -  2008-07-31

Le parasite de quarantaine a de nouveau été piégé sur la seconde moitié de juillet de chaque côté du Rhin : plusieurs dizaines d’insectes ont ainsi été retrouvés du côté du Bade Wurtemberg autour de l’aire de repos de Mahlberg (au sud de Lahr dans l’Ortenaukreis)le long de l’A 5 ainsi que plus à l'est du côté de Ravensburg (en se rapprochant de la Bavière où de nombreuses captures sont faites) alors qu’en Alsace quelques prises ont été faites à proximité de l’aire de repos du Haut-Koenigsbourg (A 35) près de Sélestat et à Hegenheim au sud de l’aéroport Bâle-Mulhouse.
La présence du ravageur semble donc à nouveau très corrélée à des lieux de forte fréquentation des transporteurs internationaux.
Les foyers sont situés dans des secteurs agricoles où la culture du maïs est très développée et où l’obligation de rotation obligatoire en zone focus (1 km) et zone de sécurité (5 km) occasionnerait de lourdes pertes financières pour les exploitations concernées. Du côté français, un nouvel arrêté du 31.07.2008 assouplit les mesures obligatoires de lutte dans la zone de sécurité ( de 1 à 6 km autour du foyer) en laissant le choix entre lutte chimique contre les adultes et les larves l'année prochaine et rotation (voir l'arrêté disponible sur le site de la CA 67).

chambre d'agriculture du Bas-Rhin

information du MLR Bade Wurtemberg




le TS maïs Poncho pro confirmé comme responsable de la mortalité d'abeilles en pays de Bade  -  2008-05-27

La mortalité exceptionnelle d’abeilles en plaine rhénane (de Karlsruhe à Bâle) observée au moment des semis de maïs en Bade Wurtemberg serait, selon les résultats des études entreprises par les instituts techniques LTZ (Landwirtschaftliches Technologiezentrum Augustenberg = centre de technologie agricole d’Augustenberg à Karlsruhe) et Julius Kühn Institut (Institut fédéral de recherche sur les plantes cultivées) vraisemblablement bien due à des émissions de poussières du TS Poncho Pro largement préconisé pour les semis 2008 dans ce secteur afin de lutter contre la chrysomèle du maïs.
Il s’agirait sans doute d’un défaut de qualité du traitement de semences qui aurait conduit à des émissions de particules d’insecticide (clothianidine) lors du semis avec des semoirs pneumatiques dont l’évacuation d’air se fait vers le haut. Des dépositions sur des plantes ou cultures voisines (colza, fraises, arbres fruitiers) visitées par les abeilles à cette époque auraient alors conduit à leur intoxication.
Les investigations encore en cours ont fréquemment relevé des traces de clothianidine sur les échantillons de plantes ou d’abeilles mortes analysés. Selon les instituts allemands, d’infimes traces de cet insecticide seraient suffisantes (de l’ordre du Nanogramme) pour occasionner de sévères dégâts aux abeilles.
Les premières études sur feuilles ou fruits immatures de cultures de fruits et légumes de la plaine rhénane confirment qu’il n’y aurait à craindre aucun danger pour les animaux vertébrés et l’homme suite à d’éventuels résidus de cet insecticide très spécifique.

Plus d’informations sur les conclusions et les résultats des analyses de résidus

Ministère de l'Agriculture du Land du Bade Wurtemberg

Institut Julius Kühn




La mortalité d'abeilles observée en sud Bade conduit à la suspension en Allemagne de l’autorisation d’usage de TS du maïs.   -  2008-05-19

L’Office fédéral pour la sécurité des produits alimentaires et la protection du consommateur (BVL) a prononcé le 15 mai dernier la suspension de l’autorisation de produits de traitement des semences parmi lesquels PONCHO Pro (matière active = clothianidine) utilisé pour lutter contre les ravageurs du sol du maïs et notamment préconisé pour la lutte contre la chrysomèle en zones de risques (plaine du Rhin et région du Bodensee).
Dès fin avril, une mortalité exceptionnelle d’abeilles a été observée dans la vallée rhénane du Bade Wurtemberg entre Lörrach au sud et Rastatt au nord (grosso modo la plaine en vis à vis de l’Alsace). Des analyses multiples ont alors été entreprises pour déterminer la cause de mortalité (parasitisme, intoxication…).
Des résidus de clothianidine ayant été retrouvés dans certains échantillons d’abeilles mortes analysées (09.05.2008), il a été alors conseillé en premier lieu de déplacer les ruches en toute hâte vers les zones de pré-collines du Schwarzwald ce qui semble t’il a permis de stopper rapidement la mortalité des populations d’abeilles. La suspicion de contamination des cultures en fleurs visitées par les abeilles (telles le colza) par dépôt de particules provenant du TS des semences de maïs lors du semis a donc décidé les pouvoirs publics à appliquer le principe de précaution et à interdire le traitement et la mise en circulation de semences traitées avec PONCHO (ainsi que d’autres produits insecticides utilisés en TS tels que le CRUISER).
Suite à cela, le Ministère de l’Espace Rural du Bade Wurtemberg (MLR) vient de déconseiller aux agriculteurs de semer avec de telles semences traitées (16.05.2008). Dans le cas où de telles semences seraient encore utilisées pour des semis, il est alors recommandé d’utiliser des semoirs mécaniques et non des semoirs pneumatiques dont l’air est rejeté par des tuyaux dirigés vers le haut.
Les analyses ont été démultipliées ces derniers jours et une nouvelle réunion d’un comité d’experts est prévu cette semaine sous la présidence du Ministre du MLR Peter Hauk afin d’étudier les nouveaux éléments disponibles et vérifier si les accusations de toxicité portées vis à vis du PONCHO sont avérées.

NB : aucune mortalité anormale des abeilles n’a été observée en plaine du côté alsacien ce printemps mais le PONCHO n’est pas autorisé en France. Le CRUISER, autre TS insecticide récemment autorisé en France (m.a.= thiamethoxam) sur maïs notamment pour la lutte contre la chrysomèle n’a été utilisé que sur peu de surfaces car il a été autorisé tardivement et coûte cher. De plus, la plupart des parcelles en zone focus et sécurité où le TS des semences de maïs était obligatoire ne sont pas cultivées en maïs en 2008 car elles l’étaient déjà en 2007.

info BVL (Bund)

info MLR (BW)




Mieux fertiliser les cultures   -  2008-05-06

Le Landratsamt Breisgau-Hochschwarzwald a initié un projet sur trois années dans lequel les agriculteurs participants vont tester la méthode de fertilisation « Cultan » sur cultures de maïs et de pomme de terre.
Le projet a pour titre : « nouvelle voie de fertilisation azotée pour le maïs et la pomme de terre – plus d’efficacité au service de l’agriculture et en faveur de l’environnement avec la méthode CULTAN ».
Le projet est soutenu financièrement par le fonds d’innovation pour la protection de l’eau et du climat du fournisseur d’énergie et d’eau BADENOVA , pour un montant de 250 000 Euros (moitié du coût total). Un des points forts des travaux sera la détermination exacte du lessivage en nitrates dans les sols des parcelles ou seront comparés la fertilisation traditionnelle avec la méthode CULTAN.
Le fonds alimenté par BADENOVA dispose au minimum chaque année de 1,8 millions d’Euros (3,4 Mi en 2008) prélevés sur ses bénéfices pour financer des projets régionaux innovants et exemplaires pour la préservation de l’eau et la protection du climat. Les bénéficiaires sont des communes, des syndicats, des associations, des entreprises ou des personnes privées.
Extraits de l’article de « Rebland-Kurier » - édition de Müllheim- du 23.04.2008

Quelques rappels sur CULTAN. Le système ou méthode de fertilisation CULTAN consiste à approvisionner les plantes en azote à l’aide d’un dépôt d’engrais essentiellement à base d’ammonium. Le nom CULTAN (Controled Uptake Long Term Ammonium Nutrition) vient du Prof. Karl Sommer de l’Institut de chimie agricole de l’Université de Bonn qui a élaboré le principe de la méthode dans les années 70. Contrairement à la fumure classique, la méthode CULTAN permet de contrôler l’absorption d’azote par les plantes à plus long terme qu’avec des apports avec des formes nitriques. Cette méthode permettrait de réduire la dynamique de l’azote nitrique et de réduire la lixiviation des nitrates. Le dépôt d’ammonium est quasi inaccessible aux racines d’adventices tout au moins au début de leur développement. Les engrais utilisés sont surtout des solutions SAU (mélange de sulfates d’ammonium et d’urée en solution) , NAU (mélange de nitrate d’ammonium et d’urée) et les solutions DAP (phosphate diammonique). Ce système de fertilisation avec la forme ammonium est considéré comme bien adapté aux zones de captages d’eau protégées ainsi qu’aux systèmes de culture sans labour. Une série d’expérimentations sur maïs débutées dans le Bade Wurtemberg en 2003 par l’IfuL et la LAP Forchheim a été poursuivie par le LTZ en 2006 et 2007. Les essais sur maïs consistaient en un dépôt à l’aide d’injecteurs à coutres placé entre 15 et 25 cm de profondeur en inter-rangs un rang sur deux de la culture. L’engrais retenu était du Domamon (67 % N sous forme d’urée et 33 % sous forme de sulfate d’ammonium). Les essais ont été réalisés avec trois niveaux d’apports (NID (standard conseillé), NID – 20 % et NID + 20 %). Les modalités d’apport ont également varié : au semis en même temps que l’ apport de DAP sur le rang ou bien en décalé dans le temps : DAP au semis puis CULTAN au stade 6 feuilles du maïs. En moyenne des essais, les rendements des variantes CULTAN ne se sont pas distingué significativement des autres systèmes de fertilisation (Landinfo 1-2007, K Mastel (LTZ)). D'autres essais ont aussi été réalisés en Suisse par Agroscope (ART).

Rapport ART n°657/2006 16 pages

Landinfo 1-2007




Evolution en Allemagne de la loi sur les produits alimentaires issus d'OGM   -  2008-04-23

Nouvelles règles pour les produits alimentaires transgéniques en Allemagne.
Le parlement a adopté le 15.02.2008 la loi modifiée sur les OGM et le signe distinctif « sans OGM ». Après ratification par les présidents des Länder la nouvelle loi entre en vigueur avec la publication au bulletin officiel des lois fédérales. Les dispositions concernant le signe « sans OGM » ne sont pas comprises. Elles ne sont seront applicables légalement seulement que 4 mois après leur transmission officielle à la commission européenne.

Culture de mais issus d’OGM.
Comme en Allemagne jusqu’à présent aucune plante issue d’OGM en dehors du maïs n’est cultivée, la loi sur les produits OGM ne se rapporte pour le moment qu’au maïs transgénique. Si un agriculteur désire cultiver un maïs OGM, il doit jusqu’à présent déclarer ses surfaces dans un registre de localisation qui est d’accès publique. Si des préjudices économiques surviennent chez un voisin, suite à une pollution de ses cultures conventionnelles ou biologiques, l’agriculteur qui a semé le maïs OGM en assume la responsabilité. Ce dernier n’est pas libéré de ses responsabilités même s’il a respecté toutes les réglementations et qu’il n’a pas commis d’erreurs.
Le décret pour la bonne pratique pour la culture de maïs OGM complète la nouvelle loi sur les produits alimentaires OGM. Celui-ci préconise par exemple une distance minimale de 150 m entre une culture de maïs OGM et le champ de maïs conventionnel le plus proche. Pour un maïs biologique, la distance minimale est augmentée à 300 m.

Signe de distinction « sans OGM » pour les produits alimentaires d’origine animale.
Pour les produits alimentaires d’origine animale qui portent la mention « sans OGM », les obligations en vigueur ne sont désormais plus aussi sévères (seuil de tolérance de contamination passe à 0,9 % au lieu de 0,1 %). Les animaux, dont les produits (viande, œufs, lait) sont présentés avec cette mention ne doivent pas recevoir d’aliments fourragers issus de plantes génétiquement modifiées telles que le maïs et le soja, qui selon les réglementations européennes devraient porter une mention les identifiant.
La mention « sans OGM » peut alors aussi être portée sur un produit si le fourrage des animaux contient des enzymes, des vitamines et des additifs nutritifs qui ont été produits par des microorganismes génétiquement modifiés. La justification du Ministère explique que ces additifs servent à une « alimentation équilibrée des animaux » et sont « produits dans des conditions contrôlées de système respectant l’environnement et les ressources ».

Mention « sans OGM » pour les produits alimentaires transformés.
On ne doit pas utiliser de substances additives, enzymes et arômes issus de microorganismes génétiquement modifiés pour les produits alimentaires transformés qui portent la mention « sans OGM ». Des exceptions sont toutefois admises pour les substances additives et stimulantes qui ne peuvent pas être obtenues sans OGM. Ceux-ci sont également autorisés pour les produits alimentaires biologiques. Les exigences pour la mention « sans OGM » sont donc comparables à celles exigées pour les produits biologiques.

Source : Infodienst der Landwirtschaftsverwaltung Baden-Württemberg (03.2008)

info sur le site du LEL (langue allemande)




utilisation des produits naturels en agriculture : une alternative pour la santé des plantes ?  -  2008-04-21

L'ITADA a organisé à Schiltigheim en partenariat avec la Chambre d'Agriculture de la région Alsace un séminaire transfrontalier sur l'utilisation des produits naturels en agriculture : quels enjeux, les réglementations de mise sur le marché en Allemagne, en Suisse et en France ; des exemples d'alternatives offertes par ces produits, retours d'expériences.
Les actes du séminaire sont disponibles en document pdf chargeable sur le site ITADA.

lien document




huile carburant et biodiesel en Allemagne  -  2008-03-28

Selon un communiqué de l’UFOP (union professionnelle pour le développement des oléoprotéagineux) le litre de biodiesel coûtait en janvier en moyenne 1,003 €/l ce qui était 2,30 cent/l de plus que le diesel fossile. Ceci est la conséquence du prix très élevé de l’huile de colza (environ 91 cent/l). La nouvelle taxation des biocarburants (10 cent/l pour l’huile carburant et 15 cent/l pour le biodiesel) ne fait que renforcer le manque de compétitivité. Seul l’usage dans le secteur agricole reste exempté de cette imposition et donc intéressant. Selon une enquête, l’activité de transformation du colza en huile des petits et moyens moulins décentralisés (environ 550 unités dans le pays pour une transformation d’environ 890 000 tonnes soit 16.7 % de la récolte D) serait très menacée car les débouchés sont pour plus de 70 % le marché des biocarburants.




Biogaz : ralentissement sensible en 2007 du nombre de nouvelles unités  -  2008-03-26

Fin 2007, on comptait plus de 3700 installations de production de biogaz en Allemagne ce qui représente au total annuellement 1270 MW et près de 6,4 millions de MWh d’électricité (environ 1,3 % de la production nationale). Le ralentissement de la création de nouvelles unités a été net en 2007 et à surtout atteint les installations de méthanisation agricoles de moyennes tailles. La raison essentielle tient à la flambée des cours des matières premières utilisées (maïs ensilage, céréales…) dont le prix aurait presque doublé depuis fin 2006 dans certaines régions alors que le prix d’achat de l’électricité n’a pas évolué.




Des unités de production de biogaz bientôt dans la plaine du Rhin grâce à Badenova ?  -  2008-03-25

Badenova, le distributeur d’énergie du Bade Wurtemberg (qui intervient de Baden-Baden au nord jusqu’à la Suisse au sud et de Breisach jusqu’à Tuttlingen à l’est) a l’intention d’investir dans la mise en place de 5 unités de production de biogaz d'ici 2012. Ces installations ne seraient alimentées que par de la biomasse végétale et l’on estime à environ 1000 ha les surfaces nécessaires pour chacune d’entre elles. L’entreprise pourrait investir jusqu’à 50 Mi d’euros et prévoirait d’associer les agriculteurs dans une société d’exploitation. Le projet en cours de gestation attend aussi de connaître les nouvelles dispositions prévues par la nouvelle loi sur les énergies renouvelables qui devrait être prochainement arrêtée. source : Badische Bauern Zeitung




utilisation des produits naturels en agriculture : une alternative pour la santé des plantes ?  -  2008-01-31

L'ITADA organise à Schiltigheim en partenariat avec la Chambre d'Agriculture de la région Alsace un séminaire transfrontalier sur l'utilisation des produits naturels en agriculture : quels enjeux, les réglementations de mise sur le marché en Allemagne, en Suisse et en France ; ces produits offrent -ils une alternative crédible ? exemples et retours d'expériences.




AFPP : des fiches sur les produits alternatifs pour la protection des plantes  -  2007-12-18

L’association française de protection des plantes (AFPP) a mis en place une commission baptisée « Moyens de protection alternatifs ». Cette commission a pour mission de travailler sur « tous les moyens alternatifs susceptibles d'être mis en jeu dans une protection raisonnée des cultures ». Un groupe de travail a réalisé une dizaine de fiches sur des produits alternatifs de protection des plantes. Chaque fiche (format Pdf) présente des informations sur la substance active, les propriétés physico-chimiques, la toxicité, le mode d’action, les usages, la bibliographie,…En tout, 23 fiches devraient être bientôt disponibles.

AFPP




Biocarburants : assez de disponibilités en terres pour répondre à tous les besoins à l'horizon 2010  -  2007-12-10

L’Office National Interprofessionnel des Grandes Cultures a mis en place fin 2006, un Comité « biocarburants et biomasse », composé d’experts de tous horizons. Ce comité a défini 4 thématiques stratégiques, expertisées en groupes de travail ad-hoc : 1. Concurrence « alimentaire-non alimentaire », 2. Bilan énergétique et critères de durabilité, 3. Valorisation des co-produits, 4. Observation des marchés. L’ONIGC présente aujourd’hui les premières conclusions du groupe de travail « concurrence alimentaire-non alimentaire » sur les surfaces nécessaires pour atteindre l’objectif français d’incorporation de 7 % de biocarburants en 2010. L’étude réalisée montre que la ressource nationale en terres arables permet de réaliser cet objectif tout en répondant aux besoins alimentaires domestiques et en maintenant les exportations de céréales.

ONIGC




Réduction des périmètres soumis aux obligations de lutte contre la chrysomèle du maïs  -  2007-11-08

Le 17.10.2007, le ministère de l'Agriculture a accepté la réduction des zones de lutte contre diabrotica au minimum prévu dans le cadre cde l'U.E. La ´zone focus´ est ainsi réduite à un cercle de 1 km de rayon au lieu de 5 km, la ´zone de sécurité´ passe de 10 km à 5 km et la ´zone tampon´ de 40 km à 34 km.
L'arrêté pour le Département Haut-Rhin a été ainsi adapté le 22.10.2007. Les arrêtés de lutte de part et d'autre du Rhin deviennent ainsi comparables pour ce qui concerne la délimitation des zones concernées.




actes du forum ITADA : "production d'énergie à partir de biogaz : une alternative pour le milieur rural ?"  -  2007-10-26

L’échange transfrontalier d’informations sur l’état actuel de la production d’énergie à partir de la méthanisation était au cœur du dernier forum de l'ITADA qui s'est tenu à Kehl le 29 juin dernier. Le développement de la production de biogaz agricole recouvre des enjeux forts pour le développement du territoire rural et pose aussi des questions d’ordre agronomique et environnemental. Une approche comparative de la situation en France et en Allemagne a notamment permis de mieux comprendre pourquoi il n'existe encore que très peu d’installations de biogaz en France, contrairement à l’Allemagne où on en recensait environ 3 300 fin 2006, et de dresser des perspectives réalistes avec des spécialistes.




Chrysomèles du maïs en Alsace et en Pays de Bade  -  2007-09-07

Après une première apparition en 2003, le secteur autour de l'aéroport de Mulhouse est à nouveau concerné par plusieurs captures d'adultes de chrysomèles en juillet sur les communes de Blotzheim, St Louis la Chaussée puis plus récemment sur Buschwiller. Pour la première fois des captures ont aussi été relevées du côté allemand en juillet autour de l'aéroport de Lahr (Hugsweier,Kippenheimweiler, Oberschopfheim et Schuttern) puis en août dans la région du Lac de Constance (Bodensee).
Dans ce dernier secteur (près de Salem - Landkreis de Sigmarinen )au nord du Lac de Constance, de nombreuses captures (plus de 200 !) ont été enregistrées et leur importance laisse penser le ravageur était déjà présent par le passé. Des captures ont été également signalées en Bavière (secteur de Passau et aéroport de Munich) et côté français en Bourgogne et en Rhöne-Alpes.
Conformément à la directive européenne classant Diabrotica virgifera virgifera en ravageur de quarantaine, des mesures de lutte ont été mises en oeuvre de part et d'autre du Rhin ayant pour objectif son éradication. Toutefois, les tailles des périmètres concernés pour les zones focus et de sécurité ainsi que les dispositions réglementant la culture de maïs les années suivantes diffèrent dans leur détail.
Le résumé des différentes mesures des arrétés préfectoraux des 1 et 21 août dans le Haut-Rhin seront prochainement accessibles en ligne sur le site de la préfecture (cf. ci-dessous).
Un autre lien informe des mesures arrêtées dans le Bade-Wurtemberg pour les deux zones concernées (secteur de Lahr et au sud d'Effringen-Kirchen en prolongement de la zone concernée en France).
Il est aussi intéressant de prendre connaissance des mesures de lutte contre la chrysomèle arretées en Suisse.

Prefecture 68

Bade Wurtemberg

Suisse




Les jachères fleuries se développent dans le Rhin supérieur  -  2007-09-04

En 2007, des agriculteurs alsaciens et badois ont semé leurs jachères avec des mélanges adaptés à un fleurissement pour une année. Ils rejoignent ainsi certains de leurs collègues des cantons suisses voisins qui implantent depuis plusieurs années déjà des jachères florales pluriannuelles.
En Bade Wurtemberg, le programme agro-environnemental MEKA III, spécifique au Land, propose depuis 2007 une mesure de couverture des jachères avec un mélange de fleurs annuelles. L’agriculteur bénéficie d’un soutien financier (130 €/ha) mais il s’engage à fleurir une surface équivalente de ses jachères pendant 5 années. Les principales règles du cahier des charges sont :
- Le semis doit se faire avec des mélanges d’espèces annuelles avant le 15 mai et avec une dose de semis minimale de 10 kg/ha.
- La végétation ne doit pas être valorisée, ne pas faire l’objet de fertilisation ou d’apport de produits phytosanitaires
- Le travail du sol n’interviendra qu’à partir du 01 novembre ou bien à partir de septembre dans le cas de semis d’une espèce d’hiver. Le broyage laissée en place en mulch est aussi possible dès septembre.
Côté alsacien, les Conseil Général du Bas-Rhin et du Haut-Rhin soutiennent cette initiative à un niveau expérimental limité à quelques dizaines d’hectares. L’aide proposée à l’exploitant est de 300 €/ha. La Coopérative Agricole de Céréales (CAC), partenaire de l’opération fournit les semences aux agriculteurs dans le Haut-Rhin. Dans le Bas-Rhin, la fédération des exploitants regroupe les commandes et les fournitures de semences.
La jachère fleurie dispose de plusieurs avantages :
Pour l’environnement naturel
- Espace source de nourriture pour les insectes pollinisateurs (abeilles, bourdons, papillons et coléoptères) durant toute la période de la végétation et notamment en été
- Zone de protection et d’alimentation pour les oiseaux et le petit gibier
- Mise en valeur du paysage agricole (touche colorée)
Pour l’agriculteur :
- Le salissement en mauvaises herbes est moindre qu’en jachère constituée uniquement de repousses,
- Le couvert végétal permet le maintien des éléments nutritifs dans la biomasse des plantes,
- La couverture du sol améliore l’infiltration des sols, diminue la sensibilité à l’érosion et facilite le travail du sol pour la culture suivante.
A noter que d’autres jachères environnementales favorisant la faune sauvage et les insectes pollinisateurs sont aussi mises en place avec le soutien financier des fédérations de chasseurs et l’engagement d’organismes de la distribution tel que les Ets Gustave Muller en Alsace, pour la fourniture des semences.
Ce type de jachère entre toutefois en concurrence avec la jachère énergétique en plein essor dans les deux pays. L’intention de la commission européenne de ramener le taux de jachère à zéro en 2008 menace également directement la poursuite de telles opérations favorables à l’environnement.

Alsace

Bade-Wurtemberg

Suisse


L'utilisation des surfaces en herbe en excèdent pourrait être une contribution importante à un approvisionnement durable en énergie  -  2007-08-28

Les surfaces herbagères marquent le paysage de nombreuses régions dans le Bade Wurtemberg et recoupent d’importantes fonctions dans la préservation de la nature, la protection des sols et de l’eau.
Leur vocation de production de fourrages est toutefois en déclin en raison des progrès des techniques culturales et de ceux de la sélection ainsi que suite aux transformations des structures de production laitière.
Selon des estimations récentes, environ ¼ des surfaces (soit plus de 160 000 ha) ne seraient plus valorisées en élevage d’ici 2015 en Bade Wurtemberg.
Les conclusions d’une étude du centre de recherche de Karlsruhe présentées le 11 juillet dernier à l’Université de Stuttgart-Hohenheim : « énergie à partir des surfaces en herbes : un développement durable ? », laissent espérer que 90 % de ces surfaces pourraient être valorisées pour produire de l’énergie. La transformation de l’herbe en énergie présenterait plusieurs avantages tels que la réduction d’émissions de gaz à effet de serre et le maintien des atouts environnementaux des surfaces toujours en herbe.
Malheureusement, la valorisation énergétique de l’herbe est rarement économiquement rentable et les auteurs ont donc étudié d’autres scénarii comme la reconversion des surfaces en champs de cultures énergétiques (maïs pour biogaz ou taillis de courte rotation avec des peupliers). Rapport du centre de recherche de Karlsruhe – 2007 / 193 pages Auteurs : C. Rösch, K. Raab, J. Scharka, V. Stelzer

ForschungszentrumKarlsruhe