utilisation des produits naturels en agriculture : une alternative pour la santé des plantes ?  -  31.01.2008

L'ITADA organise à Schiltigheim en partenariat avec la Chambre d'Agriculture de la région Alsace un séminaire transfrontalier sur l'utilisation des produits naturels en agriculture : quels enjeux, les réglementations de mise sur le marché en Allemagne, en Suisse et en France ; ces produits offrent -ils une alternative crédible ? exemples et retours d'expériences.




Mieux fertiliser les cultures   -  2008-05-06

Le Landratsamt Breisgau-Hochschwarzwald a initié un projet sur trois années dans lequel les agriculteurs participants vont tester la méthode de fertilisation « Cultan » sur cultures de maïs et de pomme de terre.
Le projet a pour titre : « nouvelle voie de fertilisation azotée pour le maïs et la pomme de terre – plus d’efficacité au service de l’agriculture et en faveur de l’environnement avec la méthode CULTAN ».
Le projet est soutenu financièrement par le fonds d’innovation pour la protection de l’eau et du climat du fournisseur d’énergie et d’eau BADENOVA , pour un montant de 250 000 Euros (moitié du coût total). Un des points forts des travaux sera la détermination exacte du lessivage en nitrates dans les sols des parcelles ou seront comparés la fertilisation traditionnelle avec la méthode CULTAN.
Le fonds alimenté par BADENOVA dispose au minimum chaque année de 1,8 millions d’Euros (3,4 Mi en 2008) prélevés sur ses bénéfices pour financer des projets régionaux innovants et exemplaires pour la préservation de l’eau et la protection du climat. Les bénéficiaires sont des communes, des syndicats, des associations, des entreprises ou des personnes privées.
Extraits de l’article de « Rebland-Kurier » - édition de Müllheim- du 23.04.2008

Quelques rappels sur CULTAN. Le système ou méthode de fertilisation CULTAN consiste à approvisionner les plantes en azote à l’aide d’un dépôt d’engrais essentiellement à base d’ammonium. Le nom CULTAN (Controled Uptake Long Term Ammonium Nutrition) vient du Prof. Karl Sommer de l’Institut de chimie agricole de l’Université de Bonn qui a élaboré le principe de la méthode dans les années 70. Contrairement à la fumure classique, la méthode CULTAN permet de contrôler l’absorption d’azote par les plantes à plus long terme qu’avec des apports avec des formes nitriques. Cette méthode permettrait de réduire la dynamique de l’azote nitrique et de réduire la lixiviation des nitrates. Le dépôt d’ammonium est quasi inaccessible aux racines d’adventices tout au moins au début de leur développement. Les engrais utilisés sont surtout des solutions SAU (mélange de sulfates d’ammonium et d’urée en solution) , NAU (mélange de nitrate d’ammonium et d’urée) et les solutions DAP (phosphate diammonique). Ce système de fertilisation avec la forme ammonium est considéré comme bien adapté aux zones de captages d’eau protégées ainsi qu’aux systèmes de culture sans labour. Une série d’expérimentations sur maïs débutées dans le Bade Wurtemberg en 2003 par l’IfuL et la LAP Forchheim a été poursuivie par le LTZ en 2006 et 2007. Les essais sur maïs consistaient en un dépôt à l’aide d’injecteurs à coutres placé entre 15 et 25 cm de profondeur en inter-rangs un rang sur deux de la culture. L’engrais retenu était du Domamon (67 % N sous forme d’urée et 33 % sous forme de sulfate d’ammonium). Les essais ont été réalisés avec trois niveaux d’apports (NID (standard conseillé), NID – 20 % et NID + 20 %). Les modalités d’apport ont également varié : au semis en même temps que l’ apport de DAP sur le rang ou bien en décalé dans le temps : DAP au semis puis CULTAN au stade 6 feuilles du maïs. En moyenne des essais, les rendements des variantes CULTAN ne se sont pas distingué significativement des autres systèmes de fertilisation (Landinfo 1-2007, K Mastel (LTZ)). D'autres essais ont aussi été réalisés en Suisse par Agroscope (ART).

Rapport ART n°657/2006 16 pages

Landinfo 1-2007




Evolution en Allemagne de la loi sur les produits alimentaires issus d'OGM   -  2008-04-23

Nouvelles règles pour les produits alimentaires transgéniques en Allemagne.
Le parlement a adopté le 15.02.2008 la loi modifiée sur les OGM et le signe distinctif « sans OGM ». Après ratification par les présidents des Länder la nouvelle loi entre en vigueur avec la publication au bulletin officiel des lois fédérales. Les dispositions concernant le signe « sans OGM » ne sont pas comprises. Elles ne sont seront applicables légalement seulement que 4 mois après leur transmission officielle à la commission européenne.

Culture de mais issus d’OGM.
Comme en Allemagne jusqu’à présent aucune plante issue d’OGM en dehors du maïs n’est cultivée, la loi sur les produits OGM ne se rapporte pour le moment qu’au maïs transgénique. Si un agriculteur désire cultiver un maïs OGM, il doit jusqu’à présent déclarer ses surfaces dans un registre de localisation qui est d’accès publique. Si des préjudices économiques surviennent chez un voisin, suite à une pollution de ses cultures conventionnelles ou biologiques, l’agriculteur qui a semé le maïs OGM en assume la responsabilité. Ce dernier n’est pas libéré de ses responsabilités même s’il a respecté toutes les réglementations et qu’il n’a pas commis d’erreurs.
Le décret pour la bonne pratique pour la culture de maïs OGM complète la nouvelle loi sur les produits alimentaires OGM. Celui-ci préconise par exemple une distance minimale de 150 m entre une culture de maïs OGM et le champ de maïs conventionnel le plus proche. Pour un maïs biologique, la distance minimale est augmentée à 300 m.

Signe de distinction « sans OGM » pour les produits alimentaires d’origine animale.
Pour les produits alimentaires d’origine animale qui portent la mention « sans OGM », les obligations en vigueur ne sont désormais plus aussi sévères (seuil de tolérance de contamination passe à 0,9 % au lieu de 0,1 %). Les animaux, dont les produits (viande, œufs, lait) sont présentés avec cette mention ne doivent pas recevoir d’aliments fourragers issus de plantes génétiquement modifiées telles que le maïs et le soja, qui selon les réglementations européennes devraient porter une mention les identifiant.
La mention « sans OGM » peut alors aussi être portée sur un produit si le fourrage des animaux contient des enzymes, des vitamines et des additifs nutritifs qui ont été produits par des microorganismes génétiquement modifiés. La justification du Ministère explique que ces additifs servent à une « alimentation équilibrée des animaux » et sont « produits dans des conditions contrôlées de système respectant l’environnement et les ressources ».

Mention « sans OGM » pour les produits alimentaires transformés.
On ne doit pas utiliser de substances additives, enzymes et arômes issus de microorganismes génétiquement modifiés pour les produits alimentaires transformés qui portent la mention « sans OGM ». Des exceptions sont toutefois admises pour les substances additives et stimulantes qui ne peuvent pas être obtenues sans OGM. Ceux-ci sont également autorisés pour les produits alimentaires biologiques. Les exigences pour la mention « sans OGM » sont donc comparables à celles exigées pour les produits biologiques.

Source : Infodienst der Landwirtschaftsverwaltung Baden-Württemberg (03.2008)

info sur le site du LEL (langue allemande)




utilisation des produits naturels en agriculture : une alternative pour la santé des plantes ?  -  2008-04-21

L'ITADA a organisé à Schiltigheim en partenariat avec la Chambre d'Agriculture de la région Alsace un séminaire transfrontalier sur l'utilisation des produits naturels en agriculture : quels enjeux, les réglementations de mise sur le marché en Allemagne, en Suisse et en France ; des exemples d'alternatives offertes par ces produits, retours d'expériences.
Les actes du séminaire sont disponibles en document pdf chargeable sur le site ITADA.

lien document




huile carburant et biodiesel en Allemagne  -  2008-03-28

Selon un communiqué de l’UFOP (union professionnelle pour le développement des oléoprotéagineux) le litre de biodiesel coûtait en janvier en moyenne 1,003 €/l ce qui était 2,30 cent/l de plus que le diesel fossile. Ceci est la conséquence du prix très élevé de l’huile de colza (environ 91 cent/l). La nouvelle taxation des biocarburants (10 cent/l pour l’huile carburant et 15 cent/l pour le biodiesel) ne fait que renforcer le manque de compétitivité. Seul l’usage dans le secteur agricole reste exempté de cette imposition et donc intéressant. Selon une enquête, l’activité de transformation du colza en huile des petits et moyens moulins décentralisés (environ 550 unités dans le pays pour une transformation d’environ 890 000 tonnes soit 16.7 % de la récolte D) serait très menacée car les débouchés sont pour plus de 70 % le marché des biocarburants.




Biogaz : ralentissement sensible en 2007 du nombre de nouvelles unités  -  2008-03-26

Fin 2007, on comptait plus de 3700 installations de production de biogaz en Allemagne ce qui représente au total annuellement 1270 MW et près de 6,4 millions de MWh d’électricité (environ 1,3 % de la production nationale). Le ralentissement de la création de nouvelles unités a été net en 2007 et à surtout atteint les installations de méthanisation agricoles de moyennes tailles. La raison essentielle tient à la flambée des cours des matières premières utilisées (maïs ensilage, céréales…) dont le prix aurait presque doublé depuis fin 2006 dans certaines régions alors que le prix d’achat de l’électricité n’a pas évolué.




Des unités de production de biogaz bientôt dans la plaine du Rhin grâce à Badenova ?  -  2008-03-25

Badenova, le distributeur d’énergie du Bade Wurtemberg (qui intervient de Baden-Baden au nord jusqu’à la Suisse au sud et de Breisach jusqu’à Tuttlingen à l’est) a l’intention d’investir dans la mise en place de 5 unités de production de biogaz d'ici 2012. Ces installations ne seraient alimentées que par de la biomasse végétale et l’on estime à environ 1000 ha les surfaces nécessaires pour chacune d’entre elles. L’entreprise pourrait investir jusqu’à 50 Mi d’euros et prévoirait d’associer les agriculteurs dans une société d’exploitation. Le projet en cours de gestation attend aussi de connaître les nouvelles dispositions prévues par la nouvelle loi sur les énergies renouvelables qui devrait être prochainement arrêtée. source : Badische Bauern Zeitung




AFPP : des fiches sur les produits alternatifs pour la protection des plantes  -  2007-12-18

L’association française de protection des plantes (AFPP) a mis en place une commission baptisée « Moyens de protection alternatifs ». Cette commission a pour mission de travailler sur « tous les moyens alternatifs susceptibles d'être mis en jeu dans une protection raisonnée des cultures ». Un groupe de travail a réalisé une dizaine de fiches sur des produits alternatifs de protection des plantes. Chaque fiche (format Pdf) présente des informations sur la substance active, les propriétés physico-chimiques, la toxicité, le mode d’action, les usages, la bibliographie,…En tout, 23 fiches devraient être bientôt disponibles.

AFPP




Biocarburants : assez de disponibilités en terres pour répondre à tous les besoins à l'horizon 2010  -  2007-12-10

L’Office National Interprofessionnel des Grandes Cultures a mis en place fin 2006, un Comité « biocarburants et biomasse », composé d’experts de tous horizons. Ce comité a défini 4 thématiques stratégiques, expertisées en groupes de travail ad-hoc : 1. Concurrence « alimentaire-non alimentaire », 2. Bilan énergétique et critères de durabilité, 3. Valorisation des co-produits, 4. Observation des marchés. L’ONIGC présente aujourd’hui les premières conclusions du groupe de travail « concurrence alimentaire-non alimentaire » sur les surfaces nécessaires pour atteindre l’objectif français d’incorporation de 7 % de biocarburants en 2010. L’étude réalisée montre que la ressource nationale en terres arables permet de réaliser cet objectif tout en répondant aux besoins alimentaires domestiques et en maintenant les exportations de céréales.

ONIGC




Réduction des périmètres soumis aux obligations de lutte contre la chrysomèle du maïs  -  2007-11-08

Le 17.10.2007, le ministère de l'Agriculture a accepté la réduction des zones de lutte contre diabrotica au minimum prévu dans le cadre cde l'U.E. La ´zone focus´ est ainsi réduite à un cercle de 1 km de rayon au lieu de 5 km, la ´zone de sécurité´ passe de 10 km à 5 km et la ´zone tampon´ de 40 km à 34 km.
L'arrêté pour le Département Haut-Rhin a été ainsi adapté le 22.10.2007. Les arrêtés de lutte de part et d'autre du Rhin deviennent ainsi comparables pour ce qui concerne la délimitation des zones concernées.




actes du forum ITADA : "production d'énergie à partir de biogaz : une alternative pour le milieur rural ?"  -  2007-10-26

L’échange transfrontalier d’informations sur l’état actuel de la production d’énergie à partir de la méthanisation était au cœur du dernier forum de l'ITADA qui s'est tenu à Kehl le 29 juin dernier. Le développement de la production de biogaz agricole recouvre des enjeux forts pour le développement du territoire rural et pose aussi des questions d’ordre agronomique et environnemental. Une approche comparative de la situation en France et en Allemagne a notamment permis de mieux comprendre pourquoi il n'existe encore que très peu d’installations de biogaz en France, contrairement à l’Allemagne où on en recensait environ 3 300 fin 2006, et de dresser des perspectives réalistes avec des spécialistes.




Chrysomèles du maïs en Alsace et en Pays de Bade  -  2007-09-07

Après une première apparition en 2003, le secteur autour de l'aéroport de Mulhouse est à nouveau concerné par plusieurs captures d'adultes de chrysomèles en juillet sur les communes de Blotzheim, St Louis la Chaussée puis plus récemment sur Buschwiller. Pour la première fois des captures ont aussi été relevées du côté allemand en juillet autour de l'aéroport de Lahr (Hugsweier,Kippenheimweiler, Oberschopfheim et Schuttern) puis en août dans la région du Lac de Constance (Bodensee).
Dans ce dernier secteur (près de Salem - Landkreis de Sigmarinen )au nord du Lac de Constance, de nombreuses captures (plus de 200 !) ont été enregistrées et leur importance laisse penser le ravageur était déjà présent par le passé. Des captures ont été également signalées en Bavière (secteur de Passau et aéroport de Munich) et côté français en Bourgogne et en Rhöne-Alpes.
Conformément à la directive européenne classant Diabrotica virgifera virgifera en ravageur de quarantaine, des mesures de lutte ont été mises en oeuvre de part et d'autre du Rhin ayant pour objectif son éradication. Toutefois, les tailles des périmètres concernés pour les zones focus et de sécurité ainsi que les dispositions réglementant la culture de maïs les années suivantes diffèrent dans leur détail.
Le résumé des différentes mesures des arrétés préfectoraux des 1 et 21 août dans le Haut-Rhin seront prochainement accessibles en ligne sur le site de la préfecture (cf. ci-dessous).
Un autre lien informe des mesures arrêtées dans le Bade-Wurtemberg pour les deux zones concernées (secteur de Lahr et au sud d'Effringen-Kirchen en prolongement de la zone concernée en France).
Il est aussi intéressant de prendre connaissance des mesures de lutte contre la chrysomèle arretées en Suisse.

Prefecture 68

Bade Wurtemberg

Suisse




Les jachères fleuries se développent dans le Rhin supérieur  -  2007-09-04

En 2007, des agriculteurs alsaciens et badois ont semé leurs jachères avec des mélanges adaptés à un fleurissement pour une année. Ils rejoignent ainsi certains de leurs collègues des cantons suisses voisins qui implantent depuis plusieurs années déjà des jachères florales pluriannuelles.
En Bade Wurtemberg, le programme agro-environnemental MEKA III, spécifique au Land, propose depuis 2007 une mesure de couverture des jachères avec un mélange de fleurs annuelles. L’agriculteur bénéficie d’un soutien financier (130 €/ha) mais il s’engage à fleurir une surface équivalente de ses jachères pendant 5 années. Les principales règles du cahier des charges sont :
- Le semis doit se faire avec des mélanges d’espèces annuelles avant le 15 mai et avec une dose de semis minimale de 10 kg/ha.
- La végétation ne doit pas être valorisée, ne pas faire l’objet de fertilisation ou d’apport de produits phytosanitaires
- Le travail du sol n’interviendra qu’à partir du 01 novembre ou bien à partir de septembre dans le cas de semis d’une espèce d’hiver. Le broyage laissée en place en mulch est aussi possible dès septembre.
Côté alsacien, les Conseil Général du Bas-Rhin et du Haut-Rhin soutiennent cette initiative à un niveau expérimental limité à quelques dizaines d’hectares. L’aide proposée à l’exploitant est de 300 €/ha. La Coopérative Agricole de Céréales (CAC), partenaire de l’opération fournit les semences aux agriculteurs dans le Haut-Rhin. Dans le Bas-Rhin, la fédération des exploitants regroupe les commandes et les fournitures de semences.
La jachère fleurie dispose de plusieurs avantages :
Pour l’environnement naturel
- Espace source de nourriture pour les insectes pollinisateurs (abeilles, bourdons, papillons et coléoptères) durant toute la période de la végétation et notamment en été
- Zone de protection et d’alimentation pour les oiseaux et le petit gibier
- Mise en valeur du paysage agricole (touche colorée)
Pour l’agriculteur :
- Le salissement en mauvaises herbes est moindre qu’en jachère constituée uniquement de repousses,
- Le couvert végétal permet le maintien des éléments nutritifs dans la biomasse des plantes,
- La couverture du sol améliore l’infiltration des sols, diminue la sensibilité à l’érosion et facilite le travail du sol pour la culture suivante.
A noter que d’autres jachères environnementales favorisant la faune sauvage et les insectes pollinisateurs sont aussi mises en place avec le soutien financier des fédérations de chasseurs et l’engagement d’organismes de la distribution tel que les Ets Gustave Muller en Alsace, pour la fourniture des semences.
Ce type de jachère entre toutefois en concurrence avec la jachère énergétique en plein essor dans les deux pays. L’intention de la commission européenne de ramener le taux de jachère à zéro en 2008 menace également directement la poursuite de telles opérations favorables à l’environnement.

Alsace

Bade-Wurtemberg

Suisse


L'utilisation des surfaces en herbe en excèdent pourrait être une contribution importante à un approvisionnement durable en énergie  -  2007-08-28

Les surfaces herbagères marquent le paysage de nombreuses régions dans le Bade Wurtemberg et recoupent d’importantes fonctions dans la préservation de la nature, la protection des sols et de l’eau.
Leur vocation de production de fourrages est toutefois en déclin en raison des progrès des techniques culturales et de ceux de la sélection ainsi que suite aux transformations des structures de production laitière.
Selon des estimations récentes, environ ¼ des surfaces (soit plus de 160 000 ha) ne seraient plus valorisées en élevage d’ici 2015 en Bade Wurtemberg.
Les conclusions d’une étude du centre de recherche de Karlsruhe présentées le 11 juillet dernier à l’Université de Stuttgart-Hohenheim : « énergie à partir des surfaces en herbes : un développement durable ? », laissent espérer que 90 % de ces surfaces pourraient être valorisées pour produire de l’énergie. La transformation de l’herbe en énergie présenterait plusieurs avantages tels que la réduction d’émissions de gaz à effet de serre et le maintien des atouts environnementaux des surfaces toujours en herbe.
Malheureusement, la valorisation énergétique de l’herbe est rarement économiquement rentable et les auteurs ont donc étudié d’autres scénarii comme la reconversion des surfaces en champs de cultures énergétiques (maïs pour biogaz ou taillis de courte rotation avec des peupliers). Rapport du centre de recherche de Karlsruhe – 2007 / 193 pages Auteurs : C. Rösch, K. Raab, J. Scharka, V. Stelzer

ForschungszentrumKarlsruhe